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... TRADITION |
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Boutis, piqué de coton, etc ...
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| Célèbre tradition provençale, longtemps oublié au fond des armoires de nos grands-mères, le boutis est réapparu ces dernières années. Plus une brocante, un marché ou une boutique de décoration où il ne soit présent. Mais attention, le mot "boutis" est de plus en plus employé et malheureusement souvent mal à propos, confusion étant faite entre le boutis et le piqué marseillais.
Le Boutis désigne l'ouvrage obtenu par l'assemblage de 2 étoffes de fin coton par un point avant reproduisant des motifs. Les dessins une fois cousus, sont mis en relief par un bourrage de mèches de coton qui donne à l'ouvrage un aspect au relief trés prononcé. Boutis en provençal désigne l'ancienne aiguille en buis à bout rond grâce à laquelle on introduit le coton dans les motifs.
Pour un piqué marseillais, il faut 3 épaisseurs, 2 de tissus et 1 de matelassage. La réalisation d'un piqué est donc beaucoup plus rapide, l'étape du bourrage étant supprimée.
Une technique infaillible pour reconnaitre un boutis d'un piqué : la transparence. Placez un ouvrage boutis en contrejour devant une source lumineuse, vous verrez apparaitre des parties translucides là où le bourrage n'a pas pénétré.

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| Petite histoire du Boutis ...
Tout commence au 17e siècle, avec l'ouverture de nouvelles voies maritimes et l'arrivée dans le port de Marseille des richesses de l'Inde, et notamment les indiennes, magnifiques tissus imprimés et colorés. Ils circulent dans toute la Provence et remportent un vif succés. Trés vite les étoffes sont imprimées dans des ateliers provençaux en reproduisant les motifs indiens.
Le succés est si grand que les drapiers et soyeux de Lyon font pression sur Louis XIV pour qu'ils les interdisent. On ne peut alors plus ni fabriquer, ni importer ni même porter des indiennes.
C'est grâce à cette interdiction qu'est né le boutis. Les femmes ont fait preuve d'imagination et à partir de tissus blancs ont créé une nouvelle façon de broder.
Au 18e siècle, cela devient un véritable art avec tout un langage symbolique.
Au 19e siècle, chaque jeune fille en age de se marier se confectionne un trousseau avec des pièces en boutis. Avec tout son coeur, elle créé des pièces qui parlent de sa vie, de ses espoirs, de ses rêves grâce aux symboles qu'elle choisit.
Mais la révolution industrielle et l'apparition de la machine à coudre ont mis fin à la pratique de cet art qui se réalisait à la main.
Il réapparait bien des années plus tard, la tradition renait et se perpetue grâce à la passion de quelques unes qui ont réapris les gestes de nos ancêtres.
Pour notre plus grand plaisir... |
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